mercredi 24 août 2016

Little sister, de Benoit Séverac

Editeur : Syros
Année : 2016
Pagination : 201 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 13 ans


Résumé :
Du haut de ses seize ans, Lena fait preuve d'une assurance étonnante. Pourtant sa vie est loin d'être simple. Lena Rodriguez, c'était son nom avant. Sa nouvelle identité, elle ne peut la révéler à personne... Lena a convaincu ses parents de la laisser partir seule quelques jours à Cadaquès, chez son oncle et sa tante catalans. Elle ne leur a pas tout dit. Là-bas, elle a rendez-vous avec Ivan, son grand frère que personne n'a vu depuis quatre ans... depuis qu'il est parti, sans explication, faire le djihad en Syrie.

Ce que j’en pense :

Ce roman attire par son sujet d’actualité, celui d’un jeune français parti faire le djihad en Syrie. L’auteur l’aborde par un angle détourné, en abordant le point de vue de la petite sœur, puis celui du meilleur ami, pour finir par celui d’adultes qui se trouvent autour d’eux. Ainsi, le regard porté sur les événements est de plus en plus extérieur.
La première partie du roman, centrée sur la famille d’Ivan, est à mon sens la plus intéressante. Ses parents et sa sœur se débattent entre honte et tristesse, mais aussi le doute : comment ce fils, ce frère qu’ils ont aimé aurait-il pu commettre volontairement cette exécution ?
La suite s’apparente davantage à un léger thriller : Léna part en Espagne pour tenter de rencontrer son frère, et les choses ne se passent pas comme elle l’avait prévu. Ajoutons à cela une petite romance, et nous avons un roman assez efficace qui devrait plaire aux adolescents.
A mon goût, il manque tout de même de profondeur. Je regrette surtout que nous n’assistions pas à l’entrevue entre Léna et son frère, qu’Ivan ne nous dévoile pas ses motivations. Peut-être que l’auteur n’a pas osé l’exercice risqué d’entrer dans la tête d’un jeune djihadiste ?

Les + : un sujet d’actualité
Les - : manque de profondeur
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

mardi 9 août 2016

Berezina, de Sylvain Tesson

Editeur : Guérin
Année : 2015
Pagination : 199 p.
Public visé : Adultes

Résumé :
En 2012, deux cent ans presque jour pour jour après la Retraite de Russie qui fut le premier acte de l’effondrement de l’Empire napoléonien, Sylvain Tesson, accompagné d’amis français et russe, décide de partir en side-car sur les traces de la Grande Armée, entre Moscou et Paris. Sur la route marquée par le froid et les difficultés, les fantômes du passé ne cessent de les hanter et de rejouer dans leur tête ces épisodes historiques. L’occasion de tirer un bilan personnel de l’ère napoléonienne à la lumière de nos existences actuelles.

Ce que j’en pense :
J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume exigeante et parfois aérienne de Sylvain Tesson, sa Russie, et surtout sa capacité à réfléchir voire méditer sur les grands et les petits sujets de l’existence.
Pour nous lecteurs, le voyage est historique, l’occasion de découvrir des épisodes peu glorieux et parfois peu connus de l’ère napoléonienne. L’occasion de réfléchir également sur l’héritage laissé par Napoléon et les raisons de sa chute, mais aussi de remettre en perspective nos petits tracas quotidiens.
Mais ce que l’on éprouve avant tout, c’est la souffrance des soldats, qui rattrape rapidement les voyageurs et donne à leur trajet un tour beaucoup plus émouvant et intimiste que l’on ne s’y attendait au départ. Attention, âmes sensibles s’abstenir, les descriptions historiques ne sont pas toujours jolies jolies !
Ainsi, j’ai retrouvé dans ce nouveau livre ce que j’avais apprécié avec « Dans les forêts de Sibérie » : son talent pour observer et raconter les paysages qu’il traverse, mais aussi sa capacité à réfléchir et à relativiser nos existences.

Les + : les paysages, la réflexion sur l’Histoire, l’émotion
Les - : âmes sensibles s’abstenir !
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
--------

« Un haut-lieu, dit-il, c’est un arpent de géographie fécondé par les larmes de l’histoire, un morceau de territoire sacralisé par une geste, maudit par une tragédie, un terrain qui, par-delà les siècles, continue d’irradier l’écho des souffrances tues ou des gloires passées. C’est un paysage béni par les larmes et le sang. Tu te tiens devant, et, soudain, tu éprouves une présence, un surgissement, la manifestation d’un je-ne-sais-quoi. C’est l’écho de l’Histoire, le rayonnement fossile d’un événement qui sourd du sol, comme une onde. Ici, il y a eu une telle intensité de tragédie en un si court épisode de temps que la géographie ne s’en est pas remise. Les arbres ont repoussé, mais la Terre, elle, continue à souffrir. Quand elle boit trop de sang, elle devient un haut lieu. Alors, il faut la regarder en silence car les fantômes la hantent. »

vendredi 5 août 2016

L’empire des auras, de Nadia Coste

Editeur : Seuil
Année : 2016
Pagination : 302 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 14 ans

Résumé :
2059. Les individus sont maintenant classés en fonction de leur aura : les bleus ont tous les privilèges ; les rouges, décrétés dangereux, sont exclus du pouvoir.
Avec son aura bleue, Chloé, elle, a été éduquée dans la méfiance des rouges. Obligée de quitter son lycée privé bleu pour un établissement public mixte, ses idées reçues ne tardent pas à être remises en cause. Car à l'évidence, certains rouges ne sont pas aussi mauvais qu'elle le croyait. Lorsque sa propre aura commence à se modifier, Chloé est rejetée par sa famille. Et bien obligée de prendre position.
Et si les auras, finalement, n'étaient qu'un prétexte utilisé par les puissants pour justifier une société de plus en plus inégalitaire ?

Ce que j’en pense :

« L’empire des auras » est une bonne dystopie en un seul tome. Le roman présente une société inégalitaire fondée sur la couleur de l’aura. J’ai beaucoup aimé la réflexion de fond sur la notion de pouvoir, de bien et de mal, et de culpabilité.
Chloé, jeune fille confrontée au changement de son aura, est un personnage touchant, prise en tenaille entre un sentiment de révolte qui va crescendo et une puissante culpabilité. Elle est rapidement confrontée à des rouges qui ne sont en rien différents d’elle, mais il lui faudra du temps pour mettre de côté ses préjugés, son évolution est crédible.
En revanche, l’intrigue est un peu rapide à mon goût, tout se passe en accéléré et le dénouement arrive très vite. Cela donne un roman efficace, mais qui manque un peu de densité. Pour ma part, une cinquantaine voire une centaine de pages supplémentaires n’auraient pas été de trop.
L’histoire est assez simple pour être lue dès 12/13 ans, mais la dimension sentimentale du roman et la fin un peu violente m’inciteraient plutôt à conseiller le roman à partir de 14 ans.

Les + : une bonne dystopie
Les - : un peu rapide
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

lundi 1 août 2016

En juillet 2016...

Ce mois-ci, j’ai lu et chroniqué :

    J'ai vraiment aimé :



 J'adore :






Coup de coeur :



      Les articles les plus consultés par les visiteurs :

-La 5e vague, tome 2, de Rick Yancey : La mer infinie (172 vues)
-Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais (51 vues)
-Côté face, tome 2, d'Anne Denier : Noces de lune (47 vues)

  Le mois prochain je souhaite lire : 

-La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett
-Un peu, jamais, à la folie, de Adi Alsaid

  En ce moment je lis :





   Les visites du mois :

1698 pages vues (blogger ne permet pas de dénombrer les visiteurs uniques). 

Merci pour vos visites, occasionnelles ou assidues! 

Et vous, qu'avez-vous lu en ce mois de juillet ? Des lectures-détente ? Des classiques que vous n'avez jamais eu le temps d'ouvrir ?
Très bon mois d'août à tous !

  Stellabloggeuse